Communiqué de presse: l’intégrité numérique évoquée à Dakar

Mesdames et Messieurs les représentant-e-s des médias,

L’Association pour la reconnaissance et la protection de la vie numérique a le plaisir de vous informer de l’intervention de deux de ses représentants lors de la conférence annuelle des Autorités francophone de protection des données personnelles (AFAPDP) qui a eu lieu le mardi 17 septembre à Dakar, Sénégal.

Lors de cet événement qui a réuni les autorités de protection des données personnelles d’une vingtaine de pays francophones, des représentants de l’Organisation internationale de la francophonie et des ministres sénégalais, Alexis Roussel et Grégoire Barbey ont pu présenter leurs réflexions en faveur de la reconnaissance et la protection de l’intégrité numérique des individus. Le discours tel qu’il a été prononcé vous est transmis ci-joint en version PDF. Les deux panélistes finalisent actuellement un ouvrage qui traitera notamment de cette notion d’intégrité numérique.

Vous pouvez également retrouver l’intervention sur la page Facebook des autorités sénégalaises de protection des données (CDP).

Cette intervention a suscité l’intérêt des délégations représentées lors de cette conférence et a permis d’ouvrir un débat sur l’extension des droits fondamentaux dans la dimension numérique de l’existence humaine.

L’actualité récente nous démontre constamment la vulnérabilité des existences numériques des êtres humains. La fuite des informations personnelles de plus de 16 millions d’Equatoriens nous rappelle combien la vie privée des individus est aujourd’hui compromise. Chaque jour, des milliards de données personnelles sont collectées et exploitées dans le but d’influencer, de manipuler et d’asservir les êtres humains. Par le passé, des pays ont vu leurs données fiscales étalées au grand jour. Plus personne n’est à l’abri de se voir ainsi mis à nu.

Il est urgent de débattre de propositions sérieuses pour faire évoluer le droit traditionnel et l’adapter à la réalité de notre époque afin de protéger les droits fondamentaux. La technologie est un formidable moyen d’émancipation de l’individu, mais son utilisation doit faire l’objet d’une approche éthique et d’un encadrement légal.

Nous profitons de cette communication pour faire part de notre regret de n’avoir pas vu lors de cet événement important à Dakar le préposé fédéral à la protection des données Adrian Lobsiger ni son suppléant Marc Buntschu. Cette absence remarquée par les autres délégations est selon nous la démonstration du manque d’intérêt de nos autorités pour ces questions d’importance. Alors même que les Chambres fédérales s’apprêtent à débattre en automne de la révision totale de la Loi sur la protection des données de 1993. Il est quand même surprenant de ne pas voir nos autorités faire le déplacement en personne quand la présidente de la respectée Commission nationale française de l’informatique et des libertés (CNIL) était elle-même présente en personne. Notons également que la Suisse a présidé l’AFAPDP durant plusieurs années sous l’égide de l’ancien préposé fédéral suppléant à la protection des données et à la transparence Jean-Philippe Walter qui demeure très respecté par les délégations francophones.

La Suisse a encore un immense travail de réflexion et d’action à mener pour être à jour dans le domaine de la protection des données personnelles. La conformité des entreprises suisses avec le cadre légal européen (RGPD) en dépend.

Nous nous tenons bien évidemment à disposition pour de plus amples informations et nous vous remercions d’avance de votre intérêt.

Au nom de l’Association pour la reconnaissance et la protection de la vie numérique:

Alexis Roussel, +4178 639 95 01
Grégoire Barbey, +4179 124 00 28

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